Animal

Où l'on découvre l'étonnante propriété reproductive des étoiles de mer...Starfish shrimp on a cushion sea star


Jean-Charles Chenu - Leçons élémentaires sur l'histoire naturelle des animaux, conchyliologie, précédées d'un aperçu général sur la zoologie - 1847

"Starfish shrimp on a cushion sea star


(...) "4ème embranchement - rayonnés

Les animaux de cet embranchement sont aussi connus sous le nom de zoophytes ou animaux-plantes. Leur organisation est des plus simples, et leurs facultés, pour ainsi dire, nulles. Les formes diverses qu'ils affectent permettent de reconnaître que leur corps est formé de parties disposées d'une manière plus ou moins régulière autour d'un point pris pour centre, mais jamais par paires symétriques. Les uns sont couverts d'une enveloppe plus ou moins dure, les autres sont mous, d'autres enfin, membraneux et transparents, leur système nerveux est rudimentaire ou nul. Quelques-uns ont un tube digestif à deux ouvertures, chez d'autres, cet organe ne représente plus qu'un sac à une seule ouverture, enfin, beaucoup de ces animaux n'ont, cimme canal intestinal, qu'un cavité intérieure, en rapport avec des pores absorbants, qui, dans quelques espèces, semblent même constituer à eux seuls tout l'appareil digestif. Le mode de nutrition de ces derniers les rapproche essentiellement des plantes. On divise les rayonnés en cinq classes: les Echinodermes, les Acalèphes, les Polypes, les Infusoires et les Spongiaires.

 


Les Echinodermes ont une peau épaisse, souvent dure et testacée;
leurs moyens de locomotion sont nombreux et très-simples, et leur marche très-lente. On les divise en trois familles, d'après la forme générale de leur corps: les Astéries, les Oursins et le Holothuries.


Connues vulgairement sous le nom d'Etoiles de mer, les Astéries ont un corps formé le plus souvent de cinq rayons divergents d'un renflement central, où l'on remarque une seule ouverture, qui donne passage aux aliments et aux excréments. Les Astéries sont surtout remarquables par la facilité avec laquelle elles peuvent se reroduire par division. En effet, si l'on coupe une des branches d'une Astérie, bientôt cette branche est remplacée, et la portion coupée prend elle-même en peu de temps la forme en étoile, et devient un individu complet.


Les oursins, Châtaignes ou Hérissons de mer, ont un corps sphérique formé d'une croûte calcaire recouverte d'épines nombreuses, mobiles, et plus ou moins longues, et de plusieurs rangées régulières de petites ouvertures qui donnent passage à des tentacules. Leur bouche est située à la partie supérieure centrale, et est armée de dents.

(...)


page 76 (-> google books page 92)

page:books.google.fr

Ernst Haeckel, la mise en évidence des mandalas naturels 

    Ernst Haeckel (1834-1919) a été médecin, zoologiste, biologiste... Disciple de Darwin, il a beaucoup défendu sa théorie de l'évolution des espèces. Egalement philosophe, il se reconnaît moniste(*). Pour une biographie plus étoffée, voir l'article qui lui est consacré dans Wikipedia .


(*) Le monisme est une conception métaphysique qui tend à affirmer et à justifier sur le plan rationnel, l'idée selon laquelle le monde n'est composé que d'une seule substance, que cette substance se trouve en toutes choses et même est toutes choses.(heraclitea.com )


   discomedusae S'il est question d'Haeckel ici, c'est pour son remarquable travail graphique sur les formes de la nature. Fasciné par la beauté des organismes vivants, celle par exemple de micro-organismes, plancton, méduses etc, il s'est attaché à mettre en valeur la régularité de leurs formes, les symétries qui les structurent. Ses remarquables dessins sont rassemblés dans un ouvrage intitulé "Kunstformen der Natur" ("formes artistiques de la nature" ou "les formes d'art de la nature"). Les travaux graphiques de Haeckel ont inspiré nombre d'artistes du courant Art Nouveau au début du XXème siècle.

    Ce travail représente à nos yeux la meilleure illustration de ce que peut-être un "mandala naturel". Mais plus encore, cette notion de mandala peut également être  perçue dans la mise en page des planches que nous propose Haeckel dans son ouvrage.

    Le livre "Kunstformen der Natur" peut être intégralement téléchargé au format pdf à l'adresse suivante:
source http://caliban.mpiz-koeln.mpg.de/~stueber/haeckel/kunstformen/natur.html
Clic droit sur le lien "dieses Buch im PDF-Format" puis "enregistrer la cible du lien sous..." 

A noter que les 396 pages ont été scannées en haute définition. Le livre "pèse" 266Mo!

Kunstformen


polycyttaria 
Polycyttaria (p175)

 

sourceExtrait de l'ouvrage:

Leçons élémentaires d'histoire naturelle
comprenant
un aperçu sur toute l'histoire de la zoologie
et un traité de conchyliologie
à l'usage des gens du monde

par M.J.C. Chenu
Paris - 1847


 Le nautile
pages 248-249

nautile coupeCoquille discoïde, multiloculaire (1), en spirale régulière, roulée sur le même plan, à tours contigus, le dernier enveloppant les autres. Loges nombreuses, formées par des cloisons transverses, concaves en avant et perforées vers le centre. Les Nautiles sont richement nacrés à l'intérieur, et ornés de flammes ou de taches noires et, d'un brun roux, sur un fond blanc à l'extérieur. L'animal est contenu dans la dernière loge, il est couvert d'un manteau qui tapisse l'intérieur de cette loge en suivant toutes ses sinuosités. Ce manteau ne sert point à cacher

 

l'animal, qui est pourvu à cet effet, d'une sorte de capuchon propre à fermer l'ouverture de la coquille, et qui consiste en une pièce charnue, épaisse, subtriangulaire et tronquée en avant pour s'accommoder à la saillie de l'avant-dernier tour. De chaque côté de la tête du Nautile on remarque un grand nombre de tentacules contractiles qui rentrent dans des gaines charnues, inégales et réunies à leur base ; et entre la tête et le capuchon, l'on trouve deux tentacules isolés des premiers et plus gros, réunis dans une seule gaine, enfin d'autres tentacules plus petits sont placés dans la cavité au fond de laquelle se voit la bouche. Les tentacules ou bras des Nautiles n'ont point de ventouses, mais à leur place on remarque des tentacules plus petits et garnis d'un grand nombre de lamelles profondément détachées et qui servent sans doute aux mêmes usages. Les yeux sont gros, pédiculés, et font saillie de chaque côté de la tête.

 

Les branchies sont au nombre de quatre. En examinant l'intérieur d'un Nautile scié en deux parties égales, on découvre, au centre de toutes les cloisons qui forment les loges, un trou en entonnoir dont l'ouverture se rétrécit dans la même proportion que les loges. Ce trou donne passage à un siphon dont l'usage est encore peu connu. Quelques naturalistes ont pensé que ce siphon était destiné à remplir ou à vider les loges du Nautile et à le rendre, à son gré, plus lourd ou plus léger et à faciliter ainsi les mouvements dans la mer; mais on a opposé à cette opinion l'absence de communication du siphon avec l'extérieur, ce qui ne la détruit pas complètement. MM. Owen en Angleterre et Valenciennes en France ont publié depuis quelques années, sur l'animal du Nautile, des travaux anatomiques précieux.

 

Image ExempleOn ne connaît que deux espèces vivantes de cette belle coquille; mais les espèces fossiles sont beaucoup plus nombreuses à toutes les périodes géologiques. Il est difficile de bien caractériser ces espèces fossiles, parce qu'on n'en trouve souvent que le moule intérieur, le test(2) ayant disparu.


1. Composé de nombreuses loges
2. la coquille
(Notes ReF)


source image  Les illustrations sont extraites du livre cité en référence

source image Ci-dessous:commons.wikimedia.org nautile

 

ammonitesource image Ammonite - collection personnelle

ammonite

 

 

ammonite deveriaCoquille discoïde, à spire enroulée sur le même plan, à tours contigus et à parois internes, articulées par des sutures sinueuses. Cloisons transverses, lobées et découpées dans leur contour, sans siphon dans leur disque, mais percées par une sorte de tube marginal.

 

Les Ammonites, connues vulgairement sous le nom de cornes d'Ammon, à cause de leur ressemblance avec les cornes d'un bélier, constituent un genre fort nombreux en espèces et fort intéressant pour la géologie. On ne les trouve plus qu'à l'état de fossile dans les couches calcaires ou schisteuses, où elles sont en très grande quantité. Les tours qui le composent se touchent sans s'envelopper; leur cavité est partagée en une multitude de loges par des cloisons transverses dont les bords sont profondément découpés et sinueux. Les cloisons sont percées d'un tube, placé près de la carène dorsale. Tout fait présumer que les animaux des Ammonites avaient la plus grande analogie avec ceux des nautiles.Ammonite Jason

 

On connaît beaucoup d'espèces d'Ammonites, et dans ces derniers temps M. l'Orbogny en a considérablement augmenté le nombre. Quelques espèces offrent une singularité remarquable: les lèvres de l'ouverture sont quelquefois munies d'un bourrelet épais et réfléchi en dehors; ou bien elles présentent, de chaque côté, une languette allongée en pointe ou digitée, et parfois un troisième appendice qui part du milieu des deux languettes, et se replie sur l'entrée de la bouche. Les Ammonites arrivent quelquefois à un très grand développement, et si beaucoup d'espèces offrent des dimensions moyennes et même petites, il en est dont le diamètre est quelquefois de plus d'un pied.

sourceExtrait de l'ouvrage:

Ammonite noueuseLeçons élémentaires d'histoire naturelle
comprenant
un aperçu sur toute l'histoire de la zoologie
et un traité de conchyliologie
à l'usage des gens du monde

par M.J.C. Chenu
Paris - 1847

(pp. 252-253)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
magasin pittoresque
 

 

source imageLe Magasin pittoresque.
1865 (année 33)
pp 335-336.


coupe ammonite